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FlickR - Intervention chirurgicale - PhotosNormandie182, c’est le nombre de blocs opératoires menacés par un projet d’arrêté, dévoilé par le Quotidien du médecin du 23 octobre dernier, fixant à 1500 séjours chirurgicaux le seuil d’activités minimal des établissements, en deçà duquel lesdits blocs ne pourront obtenir d’autorisation d’exercer, ce qui a suscité de vives réactions, dans la blogosphère (ici ou ) aussi bien que dans la presse traditionnelle (ici ou ).

D’après la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, franchement hostile à l’instauration de seuils d’activité pour les blocs opératoires : « Obernai, Ruffec, Champagnole, Aubagne, Albi, Castelnaudary, la plupart des hôpitaux bretons de taille moyenne ou petite, Clamecy, Châtillon sur Seine, Belley, Gap-Sisteron, Paris Bellan, Briançon, Boulogne Billancourt, Chalon, Decazeville, Die, Lisieux, Montceau-les-Mines, Montluçon, Thouars, Vouziers… sont face à des menaces de destructions partielles ou totales de services chirurgicaux. »

A l’origine de cette initiative indiangenericworld.com, se trouve le rapport du Professeur Guy Vallancien datant de 2006, lequel proposait déjà un écrémage pour des mesures de sécurité. Actuellement, selon les données du PMSI 2007, 182 blocs opératoires seraient menacés de fermeture si cet arrêté est publié en l’état. Le projet d’arrêté fixe aussi à 100 le nombre minimal de séjours en chirurgie gynécologique, ce qui entraînerait la fermeture de 28 maternités.

Ce projet devrait être publié avant la fin de l’année 2009.