Hôpital et police, une collaboration nécessaire

HOSPIMEDIA nous apprend que le centre hospitalier d’Alès et le commissariat de la même ville ont signé une convention de partenariat « afin d’améliorer la coopération et les échanges entre les deux structures dans leurs relations quotidiennes. »

Le site Internet du Midi Libre complète en indiquant que la convention est tripartite dès lors que le Procureur de la République est également signataire de ladite convention. Une collaboration Hôpital-Police-Justice, en somme.

L’accord prévoit un accès facilité des services de police au service des urgences en cas de soins d’un gardé à vue ou d’un policier blessé en service. On apprend également qu’un local d’attente sera dédié pour garantir une bonne surveillance et la confidentialité des échanges.

Cette convention prévoit également :

  • l’instauration d’une procédure pour l’hospitalisation des gardés à vue,
  • l’établissement d’une procédure de prise de plaintes pour les agents hospitaliers blessés dans le cadre de leurs fonctions,
  • la mise en place d’une ligne téléphonique spécifique entre les deux organismes « pour faciliter la rapidité des remontées d’informations et de l’alerte notamment en cas de besoin d’appui d’une unité SMUR engagée sur le terrain »,
  • un accompagnement des équipages SMUR en cas de tensions,
  • la désignation d’un référent au sein de chaque service,
  • l’organisation périodique de stages et visites réciproques entre les acteurs pour une meilleure connaissance des activités et organisations de chacun.

Ces clauses ne sont pas exhaustives et elles peuvent être plus nombreuses, pourvu qu’elles soient adaptées à la situation de chaque établissement de santé (implantation géographique, taille de l’établissement, profil des patients, etc.).

Un exemple à généraliser en somme.

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  1. Quelles dispositions spécifiques pour que police-secours amène un schizophrène en crise qui refuse les soins, aux urgences psychiatriques ?

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