Dépenser moins

FlickR - Qui a perdu son porte monnaie ? - SoFieAvec un déficit global, toutes branches confondues pour le régime de base, supérieur à 30 milliards d’euros prévu pour 2010 et correspondant à près de 8% des recettes, parler de faillite du système révèle hélas plus de l’objectivité que de la provocation. Le cumul des déficits est également alarmant : au 31 décembre 2008, le bilan de la caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) révélait une dette à l’égard de la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) de 5,2 milliards d’euros. Toutes branches et tous régimes confondus, la CADES avait contracté, à la même date, une dette excédant 80 milliards d’euros. Cette situation ne peut laisser indifférent les établissements de santé. En effet, leur budget fixé à 71,2 milliards d’euros pour 2010 représente un agrégat majeur de l’ensemble des dépenses.

Les 30 milliards manquant sont d’autant plus préjudiciables sur le plan économique qu’ils correspondent pour l’essentiel à des dépenses courantes et de transferts plutôt qu’à de l’investissement. C’est donc la responsabilité de toute une génération qui est en cause, incapable de vivre selon ses moyens. Lire la suite ici.

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1 commentaire

  1. Editorial très mesuré, mais sans doute faut il s’interroger sur le fond de l’utilité sociale des dépenses de santé.

    Même si elle paraissent énorme en regard du gain en matière de santé elle même, elle restent une « bonne » croissance, intégralement ou presque recyclée dans l’économie française ou européenne, bien plus utile que la croissance de la vente d’écrans plat fabriqués en Chine.

    Les dépenses de santé sont à un niveau raisonnables, que ce sont seulement les recettes qui sont trop faibles.
    Sur le fond, les exonérations de charges sociales ne devrait à mon sens profiter qu’aux emplois NON productifs (aide à la personne au sens large), aucune aide au travail productif ne mettra le prix d’un ouvrier français à celui d’un polonais ou d’un chinois.

    On peut s’interroger sur la « réserve de productivité » (je ne m’en lasse pas), mais on a bien peu de piste de croissance de l’emploi efficace en France, et il vaut mieux un salarié peu productif qu’un RSAiste. La fable fondamentale de l’économie libérale qui dit que tout le monde peut devenir Bill Gates ne vaut que pour ceux qui veulent bien y croire.

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